Statistiques / le cancer en chiffres
Le cancer désigne plus d'une centaine de maladies : en effet, tous les tissus de l'organisme peuvent être atteints et pour certains, plusieurs types de cancers sont possibles. Cette maladie reste la 2ème cause de mortalité en Suisse (après les maladies cardiovasculaires).
En Suisse, environ 36'000 nouveaux cas sont déclarés chaque année (estimation NICER - National Institute for Cancer Epidemiology and Registration).
Plus de 100'000 personnes vivent en Suisse avec un cancer diagnostiqué depuis moins de 5 ans (prévalence). (Source : Globocan 2002).
Aujourd'hui en Suisse, quatre personnes sur dix (un homme sur deux et une femme sur trois env.) sont touchées au cours de leur vie par cette maladie et une sur deux peut en guérir.
Le risque d'être atteint d'un cancer avant l'âge de 70 ans est d'environ 25% pour les hommes et de 20% pour les femmes (Source : Le cancer en Suisse, OFS, NICER, RSCE, Neuchâtel, 2011).
Pour tous les cancers réunis, la survie relative à 5 ans est estimée en Suisse à 48% pour les hommes et à 57% pour les femmes (Source : EUROCARE 4; à partir des données de 7 registres cantonaux).
Des résultats encourageants
Même si le nombre de cas a augmenté au cours des deux dernières décennies (en particulier à cause du diagnostic précoce et du vieillissement de la population), on observe une baisse sensible des taux de mortalité pour l'ensemble des cancers (-27.5 %).
Chez les femmes, le cancer le plus fréquent (au décès en 2009) est aujourd’hui le cancer du sein, suivi du cancer du poumon et, en troisième position, du cancer du côlon et du rectum. Au diagnostic (incidence 2003-7) 1) sein, 2) côlon et rectum, 3) poumon, 4) mélanome de la peau. (Source : Le cancer en Suisse, OFS, NICER, RSCE, Neuchâtel, 2011)
Chez les hommes, le cancer du poumon est le plus fréquent (au décès en 2009), suivi du cancer de la prostate et du cancer du côlon et du rectum. Au diagnostic (incidence 2003-7) 1) prostate, 2) poumon, 3) côlon et rectum et 4) mélanome de la peau. (Source : Le cancer en Suisse, OFS, NICER, RSCE, Neuchâtel, 2011).
Plusieurs localisations cancéreuses parmi les plus fréquentes ont cependant régressé en Suisse depuis la fin des années 80. Parmi ces types de tumeurs, on peut citer par exemple le côlon et le rectum et l'estomac chez les deux sexes, des types de cancer liés notamment au mode de vie ainsi que le cancer du sein chez la femme dont le dépistage et les thérapies ont nettement évolué.
A noter cependant que le cancer du poumon a connu une très forte augmentation chez les femmes, conséquence de l’accroissement du nombre de fumeuses dans les jeunes générations, alors qu’il a régressé chez les hommes.
Bien que la mortalité due au cancer diminue, cette maladie a peu de chance de disparaître. L’objectif à terme est de la transformer en maladie chronique qu’il sera possible de maîtriser et/ou guérir.

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Définitions
(Source : Le cancer en Suisse, OFS, NICER, RSCE, Neuchâtel, 2011)
Taux standardisés ou taux standard européen : Le taux standardisé est un taux recalculé en admettant que la population étudiée présente la structure par âge d’une population-type. Le taux standardisé permet ainsi de comparer l’incidence ou la mortalité entre populations, en neutralisant les différences dues à la structure par âge. Les populations-type habituellement utilisées correspondent à une moyenne européenne.
Incidence : Fréquence des nouveaux cas de la maladie dans une population définie durant une période donnée. L’incidence des cancers est souvent exprimée sous forme de taux annuels par rapport à 100’000 habitants.
Prévalence : Fréquence des cas de la maladie présents dans une population, à un instant donné (peut s’exprimer par un nombre, une proportion ou un taux). La prévalence est parfois limitée à un certain délai à compter du diagnostic, par exemple la prévalence à 5 ans.
